Un papier peint tient cinq ans avant de bâiller aux angles. Une peinture pâle encaisse mal les frottements de dossier de chaise. Le bois, lui, se comporte autrement. Il fonce, se patine, marque les passages, et ces traces passent pour du caractère plutôt que pour de l'usure. Ce rapport au temps explique une bonne part de son retour dans les salons.
De ce fait, le bois de récupération intéresse au-delà du prix. Des lames tirées de granges abandonnées, de charpentes ou de vieilles poutres arrivent avec cinquante ans de séchage derrière elles. Le matériau a fini de travailler, il bouge donc beaucoup moins une fois posé. Encore faut-il un assemblage sérieux, sinon le pan finit fendu au bout de quelques saisons.
Par ailleurs, l'entretien reste plus léger que la réputation du bois ne le laisse croire. Ceux qui ont posé du brut le confirment, un dépoussiérage suffit pendant des années. Une finition vernie ou lasurée protège davantage mais fige l'aspect, ce qui va à l'encontre de la patine recherchée. Vous arbitrez donc entre protection et évolution, pas entre deux teintes.
C'est ce genre de détail que développe 3e habitat dans son article consacré à l'habillage d'un mur en bois. Le texte passe en revue les manières de poser les lames, du parquet en chevrons aux petits formats assemblés en écailles, et rappelle les critères à fixer avant l'achat. La luminosité de la pièce revient en tête, devant l'essence elle-même, ce qui surprend si vous partiez du bois plutôt que du mur.
Reste que ce sujet en appelle d'autres. 3e habitat couvre l'habitat au sens large, du chantier au jardin, en passant par la déco, la piscine et les équipements.